(en écriture)

Repérages tournés entre les villages de Pinel-Hauterive et Saint-Pierre-de-Caubel (Lot-et-Garonne)




La sécheresse touche une large partie de la France. Dans le Lot-et-Garonne, le barrage de Caussade, construit illégalement, cristallise les tensions autour de l’accès à l’eau.

« Le chemin de terre sèche longe un imposant déversoir truffé de rocs blancs, puis surmonte une haute digue en remblais de plus de 350 mètres de long. [...] « Nous avons tout construit en 70 jours », annonce-t-il fièrement. « Nous », ce sont plusieurs dizaines d’agriculteurs, persuadés que « le stockage de l’eau est indispensable pour faire face aux étés de plus en plus chauds ». Quitte à agir en toute illégalité, puisque le barrage de Caussade a été réalisé sans autorisation environnementale. « Il est hors de question qu’on recule. Ce lac, nous en avons besoin », insiste encore M. Franken, ex-président de la Coordination rurale locale, le syndicat agricole majoritaire dans le Lot-et-Garonne. »

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Mais quelles autres solutions reste-t-il pour adapter notre production alimentaire au changement climatique ? « Il n’y a pas d’agriculture sans eau, rappelle Christian Crouzet, de la Confédération paysanne. Mais le monde agricole doit s’engager dans une recherche d’efficacité et de sobriété. Nous devons donner la priorité à l’optimisation des retenues existantes, et avoir une réflexion globale, au niveau du territoire, et non pas à l’échelle microlocale. »

Sécheresse et agriculture, la bataille des barrages, 23 juillet 2019, Reporterre