(en écriture)

Peterslunds Ekoodling : film préparatoire tourné dans le comté de Stockholm en Suède

Résumé du projet de film : Le film est un voyage à travers un territoire non spécifié, relatant le parcours de plusieurs internationaux à la recherche de notions nouvelles pour définir le vivre ensemble. Par un quotidien -désiré- de précarité et de retour au sauvage, ayant pris la décision de quitter des situations de solitude ou de rejet, ces parcours singuliers cohabitent dans une envie commune : se sentir reliés, en cohérence avec leurs idées et leur environnement. Dans la première partie du film, les personnages se révélent partager la même expérience du WWOOFing : ils sont nourris et logés chez l’habitant en échange d’un peu de leur force de travail pour participer à des chantiers participatifs ou à des projets agricoles. Chacun d’entre eux expérimente frontalement ses problématiques personnelles, liées notamment à sa marginalité, à l’originalité de ses projets de vie, et à l’adaptation avec les codes de son nouvel environnement. Ces « nouveaux altermondialistes » nous racontent ce qui leur manque et qu’ils sont partis chercher en se mettant en mouvement. Ils tentent de trouver leurs solutions, de prendre au mieux les décisions importantes, d’adapter leurs habitudes et leurs idées à leur nouvelle vie. Puis l’objet du film les ménera petit à petit les uns vers les autres, jusqu’à ensemble finir par créer une structure cohérente. Le soutien qu’ils reçoivent au long de leurs parcours vient autant de cette énergie collective de recherche de sens écologique « dans l’air du temps » que des éléments naturels qui les entourent, les nourissent et les inspirent. La relation commencera à faire germer en eux de nouvelles idées, les bourgeons d’un monde en devenir.

Mots clefs :
Expériences de retour au sauvage
Nouveaux altermondialistes
Écologie / Éco-habitat
Marche du monde : temps linéaire ?
Méditation
Transcendentalisme
Biomimétisme

« Il parle de ses rencontres avec ce qui est sauvage, même s’il reconnaît que les pommes qu’il décrit sont en fait des pommes redevenues sauvages, comme lui le civilisé a retrouvé le contact avec la nature première. Il s’agit d’un jeu culturel, tel celui d’aller vivre en pionnier au bord du lac Walden, ou d’aller explorer les forêts du Maine aux côtés d’un guide indien. (...) Cette notion essentielle pour lui est en fait métaphorique - un stimulant pour son excentricité rebelle, un antidote à la civilisation mercantile, un chemin d’accès à la spiritualité qu’il se façonne. » Michel Granger, au sujet de l’oeuvre d’Henri David Thoreau

« Brouiller le visible peut être un jeu esthétique d’esprit dadaïste ; ce peut être aussi une façon de signifier qu’il y a un autre visible à voir, jusqu’ici occulté, et dont la visibilité ne peut s’offrir qu’à une attention exigeante et douloureuse. Il n’y a pas d’invisible au cinéma, pas plus d’ailleurs que d’inaudible. L’invisible est provisoire, n’est que du visible qui se cache, et qu’il faut conquérir. » Éloge du cinéma expérimental, Dominique Noguez

« Car ce que nous force à penser la crise écologique, ce n’est pas le retour d’une Nature qui dicte leurs lois aux humains, comme dans le mythe moderne dont la démocratie moderne revendique de s’être émancipée. Il s’agit de tout autre chose : c’est l’appel des interdépendances qui indiquent ses limites à la gamme des possibles que le collectif démocratique humain peut explorer. Les limites écologiques ne sont pas des contraintes extérieures au politique humain, mais les lignes de vie intérieures qui dessinent notre condition humaine de tissé : tissé aux autres formes de vie qui composent le milieu, dans un ubuntu des vivants. » Manières d’être vivant, Baptiste Morizot

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